Entasis Dance

2012 - ongoing

The Entasis Dance performances were conceived as site-responsive activations, closely tied to the contexts in which they take place: at Brooklyn Bridge Park during the Dumbo Art Festival in New York in 2012; in the historic park of Vyksa, Russia, in 2013; and later in the park of the Scène de Bayssan in southern France in 2021. While the choreographic principles remain constant, the relationship between sculpture, body, and costume shifts significantly according to urban or bucolic environments.

In New York, three dancers simultaneously activated three distinct sculptures, each conceived in advance for a specific performer: the volumes were adjusted to individual morphologies, dynamics, and movement qualities—more open spaces for a long, elongated body; zones of suspension for a dancer grounded in strength; and more complex forms for an agile, exploratory body. The dancers received very precise instructions regarding tempo: a deliberately slow, almost meditative pace that allowed the audience’s gaze to mentally register successive images and to perceive how the white costume extends, deforms, or transforms the sculpture in relationships that are alternately intimate and expansive. During phases of extension, the performers were invited to engage in dialogue with the surrounding architecture—the diagonals, verticals, and cables of the Brooklyn Bridge—so that the lines of the body could resonate with those of the urban landscape.

In Vyksa, within a forest setting devoid of built architecture, the performance brought together three dancers around a single sculpture. The work shifted toward a more intimate and fluid relationship, attentive to the natural verticals of the trees and to variations in rhythm: positions capable of perceptibly altering the sculptural form were sustained, while transitions accelerated, introducing a different temporality of movement. Across all these performances, the sculpture functions less as a support than as a choreographic partner: a stable and reliable body that makes it possible to explore weight, gravity, and states of release that are difficult to experience with a human partner. This dialogue opens a field of experimentation in which dance can welcome the unexpected, transform imbalance or a minor accident into movement, and reveal—through the continuity of motion—a form of dance that is deeply embodied and attentive to its own forces.

Entasis Danse

2012 - en cours

Les performances Entasis Danse ont été conçues comme des activations situées, étroitement liées aux contextes dans lesquels elles prennent place : au Brooklyn Bridge Park à l’occasion du Dumbo Art Festival à New York en 2012, dans le parc historique de Vyksa en Russie en 2013, puis dans le parc de la Scène de Bayssan, dans le sud de la France, en 2021. Si les principes chorégraphiques demeurent constants, le rapport entre la sculpture, le corps et le costume varie sensiblement selon les environnements urbains ou bucoliques.

À New York, trois danseuses activaient simultanément trois sculptures distinctes, chacune pensée en amont pour une interprète précise : les volumes ont été ajustés aux morphologies, aux dynamiques et aux qualités de mouvement de chacune — espaces plus ouverts pour un corps longiligne, zones de suspension pour une danseuse plus ancrée dans la force, formes plus complexes pour un corps agile et exploratoire. Les danseuses recevaient des indications très précises sur le tempo : une lenteur assumée, presque méditative, permettant au regard du public d’enregistrer mentalement les images successives, de saisir comment le costume blanc prolonge, déforme ou transforme la sculpture dans une relation tantôt intime, tantôt expansive. Lors des phases d’extension, les interprètes étaient invitées à dialoguer avec l’architecture environnante — diagonales, verticales et câbles du pont de Brooklyn — afin que les lignes du corps et celles du paysage urbain se répondent.

À Vyksa, dans un contexte forestier dépourvu d’architecture construite, la performance réunissait trois danseurs autour d’une seule sculpture. Le travail s’est déplacé vers une relation plus intime et fluide, attentive aux verticales naturelles des arbres et aux variations de rythme : les positions capables de modifier perceptiblement la forme sculpturale étaient maintenues, tandis que les transitions s’accéléraient, introduisant une autre temporalité du mouvement. Dans l’ensemble de ces performances, la sculpture agit moins comme un support que comme un partenaire chorégraphique : un corps stable et fiable, permettant d’explorer un rapport au poids, à la gravité et au lâcher-prise plus compliqué avec un partenaire humain. Ce dialogue ouvre un espace d’expérimentation où la danse peut accueillir l’imprévu, transformer un déséquilibre ou un léger accident en geste, et révéler, dans la continuité du mouvement, une danse profondément incarnée et attentive à ses propres forces.

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