The New York Times / 04-2015

62 Philosophers Greet an Eager Public” by William Grimes, April 27, 2015.

Eve Bailey walked across an unstable wooden beam affixed to two ladders during her philosophical presentation called “Rising Awareness” at the French Embassy on Fifth Avenue on Friday.”

“Eve Bailey a marché sur des poutres instables fixées à des escabeaux lors de sa performance philosophique intitulée “Élever la Conscience” à l’Ambassade de France sur la Cinquième avenue ce vendredi.”

Image © Bruce M. White 2015

The New York Times newspaper April 27, 2015

The New York Times online April 26, 2015

By William Grimes,

April 26, 2015

The mental marathon billed as “A Night of Philosophy” began in an analytic frenzy at 7 p.m. on Friday as three speakers held forth simultaneously in separate lecture rooms: Monique Canto-Sperber, of the National Center for Scientific Research in Paris, dissected the notion of free speech in a liberal society. Chiara Bottici, of the New School for Social Research, discussed Machiavelli’s ideas about fortune. And Pascal Engel, of the University of Geneva, issued a ringing call for deep thought in a talk titled “Must Intellectual Life Be Boring?”

Boring no. Strenuous yes. For the next 12 hours, 59 other philosophers held forth in 20-minute bursts at the Cultural Services of the French Embassy on the Upper East Side and its next-door neighbor, the Ukrainian Institute of America. Their subjects ranged from Pascal’s wager to the perils of moral relativism to alien intelligence, and were delivered amid a swirl of artistic performances, D.J. sets, a five-hour reading of the Marquis de Sade’s “Philosophy in the Boudoir” and eerie sounds emanating from a wooden space capsule with an astronaut D.J. inside.

Logic suggests a limited audience for an event of this sort. But, as the philosopher J. C. Beall pointed out in his talk, logic is weak. The line outside the embassy extended several blocks along Fifth Avenue. On 79th Street, leading to the entrance of the Ukrainian Institute, the hopeful crowded the sidewalk from Fifth Avenue to Madison Avenue and beyond.

The dominant school of thought was stoicism, as a chill wind whipped the crowd and the wait approached three hours. Undeterred, an audience of about 5,000 went through the doors over the course of the evening, with lines persisting until 5 a.m.

Eve Bailey a traversé une poutre en bois instable fixée à deux échelles lors de sa présentation philosophique intitulée Rising Awareness à l’Ambassade de France, sur la Cinquième Avenue, vendredi.

Le marathon intellectuel intitulé “Une Nuit de la Philosophie” a débuté dans une frénésie analytique à 19 heures vendredi, alors que trois intervenants prenaient simultanément la parole dans des salles de conférence distinctes : Monique Canto-Sperber, du Centre national de la recherche scientifique à Paris, a disséqué la notion de liberté d’expression dans une société libérale. Chiara Bottici, de la New School for Social Research, a abordé les idées de Machiavel sur la fortune. Et Pascal Engel, de l’Université de Genève, a lancé un vibrant appel à la pensée profonde dans une conférence intitulée “La vie intellectuelle doit-elle être ennuyeuse ?”

Ennuyeuse, non. Éreintante, oui. Au cours des 12 heures suivantes, 59 autres philosophes se sont succédé par interventions de 20 minutes aux Services culturels de l’Ambassade de France, dans l’Upper East Side, ainsi qu’à son voisin immédiat, l’Ukrainian Institute of America. Leurs sujets allaient du pari de Pascal aux dangers du relativisme moral en passant par l’intelligence extraterrestre, et étaient présentés au milieu d’un tourbillon de performances artistiques, de sets de D.J., d’une lecture de cinq heures de la Philosophie dans le boudoir du marquis de Sade, et de sons étranges émanant d’une capsule spatiale en bois avec un astronaute-D.J. à l’intérieur.

La logique laisse supposer un public limité pour un événement de ce genre. Mais, comme l’a souligné le philosophe J. C. Beall dans sa conférence, la logique est faible. La file d’attente devant l’ambassade s’étendait sur plusieurs pâtés de maisons le long de la Cinquième Avenue. Sur la 79e Rue, qui mène à l’entrée de l’Ukrainian Institute, les aspirants visiteurs encombraient le trottoir de la Cinquième Avenue jusqu’à Madison Avenue et au-delà.

L’école de pensée dominante était le stoïcisme, tandis qu’un vent glacial cinglait la foule et que l’attente approchait les trois heures. Sans se laisser décourager, un public d’environ 5 000 personnes est passé par les portes au cours de la soirée, les files d’attente se prolongeant jusqu’à 5 heures du matin.

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