Monoliths

2022

Monoliths are sculptures developed as part of the project Jusqu’au bout du monde, conceived in close relationship with the performance yet produced upstream, within the studio context. They are performative sculptures in the sense that their forms arise directly from choreographic gestures—impacts, torsions, falls, grips—precisely written and tested with a dancer, though they are not the residue of a public action. Prior to the performance, a preparatory phase was carried out against a neutral background, on a white cyclorama, through video recordings and successive trials that made it possible to anticipate technical constraints, fine-tune the choreography down to the centimeter, and isolate particularly compelling gestures. Three monoliths were thus preserved as autonomous works: one marked by the punch, one by the torsion, and one by the feet.

Each sculpture originates from a single matricial module in red clay—a dense, Mediterranean earthenware—developed according to precise scale relationships: the foot module as the base unit, the torsion expanded into a triple volume, and the punch extending across an even larger mass. Although conceived independently from the live performance (during which sculptures shaped in fresh clay before an audience were allowed to crack and were subsequently destroyed), these works retain the memory of the body as an active force. Exhibited in Palermo in 2022, they enter into a subtle dialogue with the surrounding historic architecture: the color of the clay resonates with the tones of marble, while the drying fissures echo the fractures of the ancient structure. The Monoliths thus assert themselves as sculptures that are both stable and traversed by movement, where matter preserves the imprint of a controlled gesture, suspended between performance, sculpture, and time.

Monolithes

2022

Les Monolithes sont des sculptures issues du projet Jusqu’au bout du monde, conçues en étroite relation avec la performance mais réalisées en amont, dans le cadre de l’atelier. Il s’agit de sculptures performatives au sens où leur forme résulte directement de gestes chorégraphiques — impacts, torsions, chutes, prises — précisément écrits et testés avec un danseur, mais elles ne sont pas le résidu d’une action publique. Avant la performance, un travail préparatoire a été mené sur fond neutre, en cyclorama blanc, à travers des vidéos et des essais successifs permettant d’anticiper les contraintes techniques, d’ajuster la chorégraphie au centimètre près et d’isoler certains gestes particulièrement justes. Trois monolithes ont ainsi été conservés comme œuvres autonomes : un marqué par le coup de poing, un par la torsion, un par les pieds.

Chaque sculpture est issue d’un même module matriciel en terre rouge — une faïence dense, méditerranéenne — décliné selon des rapports d’échelle précis : le module du pied comme unité de base, la torsion développée sur un volume triple, l’impact du poing sur un volume encore plus étendu. Bien que pensées indépendamment de la performance live (dont les sculptures, façonnées dans la terre fraîche devant un public, ont été laissées à se fissurer puis détruites), ces pièces conservent la mémoire du corps comme force active. Exposées à Palerme en 2022, elles dialoguent subtilement avec l’architecture ancienne : la couleur de la terre répond aux tonalités du marbre, tandis que les craquelures du séchage font écho aux fractures du bâti historique. Les Monolithes affirment ainsi des sculptures à la fois stables et traversées par le mouvement, où la matière garde l’empreinte d’un geste maîtrisé, suspendu entre performance, sculpture et temps.

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